Les types de l’herbarium : les lycophytes
Parmi les 600 000 specimens qu’abrite l’herbarium, on retrouve plus de 3000 types. Lorsqu’une nouvelle espèce est découverte, le chercheur ou la chercheuse doit la décrire. La description, qui doit être publiée dans un journal scientifique, est un texte qui permet d’identifier l’espèce et de la différencier des autres espèces proches. Une description est toujours associée à un specimen-type qui est un specimen qui va servir de référence mondiale et éternelle pour cette espèce. Ici, la planche d’herbier contenant le specimen type d’une espèce de lycophytes, Lycopodium coralium, aujourd’hui placée dans le genre Huperzia. Les lycophytes sont des plantes très intéressantes. Elles ne forment pas de graines, au contraire des conifères et des plantes à fleurs. Elles ne produisent pas non plus de vraies feuilles, comme les fougères. En revanche, elles disposent bien de tissus spécialisés pour transporter la sève et l’eau, contrairement aux mousses et aux hépatiques. Dans le passé, des lycophytes aujourd’hui éteintes pouvaient former des arbres de plusieurs mètres de haut, qui ont été dominants dans les forêts du carbonifère (359-299 millions d’année). Aujourd’hui, les lycophytes dépassent rarement quelques dizaines de centimètres. Elles sont devenues très rares en Belgique.
