Musée en plein air, Réjouisciences et Art&fact

Claire Williams : restitution de résidence

En collaboration avec différents services de recherche



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©Claire Williams,  Zoryas, production Le Fresnoy Studio Nationale 2018. 

L’artiste Claire Williams a été accueillie en résidence d’artiste durant deux mois au Musée en plein air. Sélectionnée suite à un appel à projet Arts et Sciences, elle a collaboré avec différents laboratoires de recherche dont le CESAM, pôle de recherche en nanotechnologies de l’ULiège. Une soirée de présentation des expérimentations et des résultats de la résidence a eu lieu le 19 décembre 2023. Retour en vidéo sur sa démarche. 

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Fabriquer l’invisible

Pour sa résidence au Musée en plein air, Claire Williams a collaboré avec l’unité de recherche CESAM (Complex and Entangled Systems from Atoms to Materials) et plus particulièrement avec les professeurs Alejandro SILHANEK et Ngoc Duy NGUYEN, spécialistes des nanotechnologies, pour créer une œuvre à la limite du visible et de l’invisible.

Durant sa résidence, l’artiste a expérimenté les techniques de lithographie à l'échelle nanoscopique. Avec les chercheurs, elle a entamé une recherche à la fois artistique et scientifique pour proposer des matériaux et un contenu à graver qui fasse écho a ses recherches sur les matérialitées invisibles.

A l'issue de la résidence, une restitution publique rassemblant un panel de chercheur·euses en physique, astrophysique, archéologie et philosophie autour de l’artiste Claire Williams a eu lieu. Les différentes présentations portaient sur les matérialités invisibles. Elles ont tenté de dessiner nos relations au monde, passés et présentes à travers leurs prismes, en analysant les matières-énergies qui nous échappent, celles ou l’on doit s’efforcer d’imaginer, spéculer ou même les rêvées pour tenter de les rendre tangibles.

La question du regard et de ses instruments validant ou invalidant la matérialité d’un objet a également été abordée. Comment l’art et la science peuvent-ils coopérer pour fabriquer l’invisible ? Et que veut dire : fabriquer l’invisible ? 

Matérialiser les ondes

De la machine à tricoter hackée, de textiles transformés en surfaces de captations ou de la création de composants électroniques artisanaux, les œuvres de Claire Williams s’inscrivent à la croisée de l’artisanat, du son et de l’électronique. Ses œuvres cherchent à capter les multiples variations de notre spectre électromagnétique et prennent la forme d’antennes tissées, de radio brodées et d’installations. Des ondes électromagnétiques se matérialisent en points tricotés, en vibrations sonores ou encore sous forme de pulsations lumineuses. Elle crée notamment des dispositifs alliant artisanat et électronique ou elle sculpte des composants électroniques afin de rendre visible les mouvements électromagnétiques de notre magnétosphère, du soleil ou de notre corps. Ses interfaces mêlant broderie, électronique ou verre nous proposent un rapport tactile à des phénomènes sensibles. Elle travaille actuellement sur l’exploration de l’éther, au croisement des pratiques des sciences occultes et expérimentales. Elle explore ainsi notre relation au monde de l’invisible en réactivant des pistes abandonnées de certains scientifiques et chercheurs et chercheuses du milieu du 19e siècle.

Le site web de Claire Williams

 

Cette résidence d'artiste est une initiative du Musée en plein air et le fruit d'une collaboration avec Réjouisciences et Art&fact, dans le cadre des projets du Pôle muséal et culturel. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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